Couple

10 pistes pour vivre heureux en couple

J’ai fêté le mois dernier mes 10 ans de mariage, 10 ans de vie en couple, ♯champagne !!

10 ans, c’est à la fois long et court, le temps de grandes joies et de grandes peines, le temps d’aller au creux des vagues et de surfer sur elles. Le temps de me sentir soit très petite, soit avec des ailes qui m’emmènent loin. C’est ainsi que j’aimerais vous partager ce qui m’a aidé – nous a aidé – ces dernières années, parce que si c’était à refaire, je dirais oui !

10 pistes pour vivre heureux en couple

1 – Apprendre à communiquer avec bienveillance

Bienveillance, cela signifie vouloir le bien de l’autre. Je m’en rappelle, surtout lorsque je suis en colère, que j’ai peur, que je suis dégoûté ou que j’ai du chagrin. Je sais que nous pouvons être gagnant-gagnant, dans une logique positive, alors même que notre culture voudrait qu’il y ait systématiquement un perdant.

J’apprends à mettre des mots sur mes ressentis, j’écoute mes émotions pour connaître mes besoins ; ce sont elles qui me conduisent à eux. Et j’ose faire des demandes pour y répondre, parce qu’ils sont vitaux, je ne peux en faire l’économie.

La bienveillance est le premier objectif de la communication non-violente : au-delà des outils, priorité à la relation !

 

2 – Sortir de la dépendance : je suis autonome, j’ai mon jardin secret.

J’ai parlé de l’autonomie ici.

L’amour n’exige pas la transparence. Mon jardin secret est le lieu d’une intimité que je ne dévoile à personne. Un endroit où ce que je suis s’élabore en silence, garant de mon existence propre.

 

3 – Renoncer au contrôle et aux jeux de pouvoir, chaque jour : j’accueille l’autre comme il est, encore et encore.

J’ai épousé un Breton et c’est probablement le vis-à-vis dont j’avais besoin : une personne entêtée plus que moi à devenir qui elle est ! Je remercie infiniment mon mari de résister avec toute son énergie et autant de patience à mes tentatives de contrôle. Et je me félicite de résister aux siennes 😉

Je fais référence ici à l’analyse transactionnelle. En bref, je traite mes émotions au fur et à mesure qu’elles se présentent. J’ai des amis prêts à m’entendre si j’en ai besoin et j’achète un sac de frappe pour extérioriser le trop-plein !

 

4 – Cultiver l’humour

Parce que rire nous fait sentir notre complicité, nous fait sentir vivants, chauds. Parce que l’humour est un excellent moyen de sortir d’un conflit, d’une colère, d’une tentative de contrôle, etc. Parce que « Bienheureux celui qui sait rire de lui-même, il n’a pas fini de s’amuser » (Joseph Folliet).

 

5 – Le divorce ? No way !

Je mets mon énergie dans la construction de mon couple plutôt que dans les solutions de repli, au cas où.

Je vois parfois des couples non mariés qui gagneraient à franchir le pas ! L’inquiétude d’une éventuelle séparation, plus forte que dans les couples mariés, les ronge et les empêche d’avancer. Alors osez !

Lorsque la séparation n’est pas possible, je deviens créatif, puisqu’il faut bien trouver une autre solution. Même si je n’y crois plus, même si c’est devenu très difficile et/ou souffrant.

Pour Marc d’Anselme, thérapeute conjugal, seuls 10% des divorces sont justifiés. Nous savons aujourd’hui que nous rejouons notre histoire avec notre conjoint et que cela vaut le coup de se battre pour son couple, plutôt que de se séparer et d’être dans la répétition.

 

6 – Le temps comme allié

Un bas précède un haut dans la relation. Je relativise et je fais confiance en la vie. Trop souvent, nous dramatisons. Laissons le temps faire son œuvre. Par exemple, au moment de l’arrivée d’un enfant, on dit qu’il faut six mois pour (re)trouver un équilibre familial. Je dirais que cela peut prendre douze mois, voire dix-huit ! C’est normal que face à certains événements de la vie le couple soit chamboulé et c’est même bon signe : c’est l’assurance qu’il n’est pas figé mais bien vivant !

 

7 – Cultiver l’érotisme

J’ai en tête que nous sommes des amants, c’est d’abord ce qui nous relie. Donc je mets tout en œuvre pour faire exister l’érotisme entre nous. En règle générale, plus le couple dure, moins les conjoints s’embrassent. Quel dommage de se priver ainsi du baiser ! Notre sexualité est bien trop génitale, prenons le temps de redécouvrir la sensualité d’un toucher qui veut voir du pays…

Attention aussi à tous les « tue-l’amour » du quotidien qui rongent jour après jour l’érotisme des amants, que ce soit dans les manières, la gestion des territoires commun, le respect de l’intimité, la pudeur…

 

8 – Etre responsable de mon bonheur

Je ne suis pas l’auteur principal du bonheur de mon conjoint, même si je peux y contribuer largement ! S’il a décidé (consciemment ou non) d’être malheureux, je peux faire tout ce qui est en mon pouvoir, cela ne sera pas suffisant. Je suis donc d’abord responsable de mon bonheur, de ma satisfaction dans notre relation, de la réponse à mes besoins. Et si je ne peux répondre à certains besoins dans le cadre de mon couple, alors je me ressource à l’extérieur ! C’est a contrario bien lourd pour une personne de sentir sur ses épaules la charge de rendre son conjoint heureux et d’avoir à répondre à tous ses besoins. Mais mon conjoint n’est pas ma mère, ni mon père, ni ma meilleure copine, ni mon copain de toujours… si je veux qu’il reste mon conjoint !

 

9 – Cultiver la gratitude : je célèbre !

Chaque jour, je dis à mon compagnon que je l’aime ou ce que j’aime chez lui. Et particulièrement dans les moments difficiles. Parce qu’une joie partagée, c’est une joie décuplée. Et c’est valable aussi pour l’amour.

Je fête les joies partagées, les difficultés surmontées, notre amour dans la durée… Par exemple dans la relation intime : c’est une belle façon de célébrer !

 

10 – Etre généreux

Je m’appuie sur les langages de l’amour de mon conjoint pour donner là où il en a besoin, mais contrairement à ce que dit Gary Chapman sans compter !

Lorsque je compte – ma part dans les tâches ménagères, mes initiatives pour le couple, pour la famille… – c’est pour moi le signe que j’ai un besoin non satisfait (besoin physiologique, affectif, spirituel, besoin d’intimité, besoin de m’épanouir dans mon travail, besoin de célébrer…) Pour ma part, c’est très souvent lorsque je m’ennuie ou bien que je suis stressée par des échéances à tenir que je commence à compter. La question est alors : comment puis-je répondre à mon besoin ?

Etre généreux, c’est nous inscrire dans l’éternité, c’est ce que nous laisserons derrière nous. C’est voir les choses en +++, c’est faire confiance en la vie. C’est nous permettre de lâcher prise et nous mettre dans une logique d’abondance.

 

Et vous ? Quelles sont vos pistes pour vivre heureux en couple ?

 

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