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Comment devenir un pro du pédalage ?

Comment devenir un pro du pédalage
(c) Milada Vigerova détail

Lier autonomie et plaisir ? Quel est le rapport ?

Et bien, le voici :

Je rentre tout juste de vacances à l’étranger et j’aimerais vous partager une expérience vécue pendant ces quelques jours.

Maman de trois jeunes enfants, je me suis inquiétée du bien-être de chacun, tiraillée entre mon besoin de sécurité qui demandait que les choses soient un minimum planifiées et mon besoin de liberté propre aux vacances qui impliquait une organisation souple capable de s’adapter aux opportunités du moment. J’attendais de mon mari, bien plus confiant que moi, qu’il puisse prendre soin de nous. Et je trouvais que ce n’était jamais assez. Je dois avouer que la tâche était compliquée parce que j’étais moi-même ambivalente entre mes besoins, incapable de décider de donner priorité à l’un plutôt qu’à l’autre et d’en accepter les conséquences.

Vous pouvez imaginer les conflits liés à cet état de fait… Dommage pour des vacances !

Et puis un jour, j’ai réalisé que la première personne qui pouvait prendre soin de moi, c’était tout simplement moi.

Et que c’était d’abord à moi de me donner la sécurité dont je manquais. J’ai donc travaillé à répondre à mon besoin et tout est devenu beaucoup plus plaisant.

 

J’accompagne en ce moment un homme qui aimerait que sa femme soit plus sensuelle. Au point que c’est devenu une source de conflits entre eux : « si elle m’aimait, elle ferait des efforts pour être dans davantage de sensualité… ». Il tient sa position – et à juste titre puisqu’il s’agit d’un besoin – mais sans penser qu’il pourrait y répondre lui-même, au moins en partie. S’il souhaite avoir une vie plus sensuelle, que peut-il mettre en œuvre ? Comment peut-il de son côté avoir un comportement plus sensuel, encourageant par là-même sa femme à plus de sensualité ?

Il nous paraît souvent plus économique d’attendre que l’autre réponde à nos besoins.

La solution devrait d’abord venir de l’extérieur. Mais qu’y gagnons-nous finalement ? Nous perdons plus d’énergie à attendre et à subir.

Je nous invite à prendre toujours plus soin de nous. Prenons à bras le corps la responsabilité de répondre à nos besoins. Il me semble que cela vaut pour tous les domaines de notre vie et en particulier pour notre sexualité. Le mot responsabilité peut faire peur, il fait penser à « une de plus », « devoir », « pas drôle », « anti plaisir »…

Et pourtant, être responsable de notre satisfaction nous sort de la dépendance.

En nous encourageant à davantage d’autonomie. Et cela nous permet de prendre notre vie en mains, plutôt que de la subir. Que préférez-vous ? Pédaler vous-même ou bien attendre que l’on pédale pour vous ? Alors à votre vélo 🙂 !

 

 

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