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Pour vivre heureux : faire effort ou me faire plaisir ?

Pour vivre heureux : faire effort ou me faire plaisir ?

Profitant de vacances au ski dans un très beau domaine, je suis touchée par les personnes venues skier ici et qui expriment leur joie et leur plaisir avec exubérance. Elles sont vraiment contentes, le temps est splendide, elles peuvent se faire plaisir. Est-ce que, pour autant, nous devons réserver ce bonheur à une semaine de vacances dans l’année ?

Ou bien pouvons-nous être dans du plaisir dans notre vie de tous les jours ?

Je suis touchée par les patients qui viennent me voir combien ils sont dans du devoir : « Je dois faire ceci », « Il faut que je fasse cela », « Je fais des efforts autant que je peux », etc.Ces personnes sont dans beaucoup de contraintes personnelles, où finalement elles se perdent.

Parce qu’elles font des efforts, parce qu’elles mettent beaucoup d’énergie, elles estiment devoir obtenir un résultat.

Et elles sont très déçues lorsque le résultat ne vient pas. Au lieu d’aller vers une voie où elles auraient davantage de plaisir et par conséquent, elles dépenseraient moins d’énergie.

Nous n’avons pas été éduqués à nous faire plaisir.

Souvent, lorsque nous entendons ce mot, nous pensons à quelque chose d’hédoniste, où nous allons nous regarder le nombril, nous dorloter… Vous allez penser – à raison – que dans la vie, nous n’avons pas toujours le choix, que chacun a ses contraintes du quotidien. Mais nous avons tellement été élevés avec cette idée qu’il faut faire des efforts, que nous oublions combien nous pourrions davantage vivre dans la joie. Nous sommes imprégnés par ce postulat de base que « dans la vie il faut faire des efforts ». Et nous passons à côté d’opportunité de vivre plus de bonheur et de bien-être au fil des jours.

Pourquoi ? C’est dans notre culture, dès l’école. Vous avez peut-être connu, comme moi, un professeur valorisant l’effort plutôt que la compétence ; il sous notait un élève s’il estimait que celui-ci aurait pu faire mieux. Mais dans la vie professionnelle, parce que nous fournissons beaucoup d’efforts, serons-nous mieux payés que celui qui a des capacités et qui produit son travail avec grande facilité ? Non ! Cette éducation ne nous mène pas à grand chose si ce n’est à « ramer », encore et encore, en perdant le but de notre existence. Nous sommes tellement dans l’effort que nous oublions pourquoi nous agissons.

Qu’est-ce qui peut nous aider à aller vers davantage de plaisir ?

Le plaisir n’est pas anecdotique, ce n’est pas la cerise sur le gâteau.

Je vais être efficace là où j’ai du plaisir. Ce sera plus facile pour moi d’acquérir des compétences, d’avancer. Je vais avoir des signes de reconnaissance qui m’encourageront, etc. Lorsque j’ai trouvé MON métier, celui qui me plait, alors même ce qui est déplaisant se fait sans effort. Cela n’empêche pas une certaine discipline : je suis tendu vers mon objectif et je prends les moyens pour y parvenir. Mais au lieu d’être arrêté par ces étapes nécessaires – qui peuvent parfois me demander beaucoup de temps et d’énergie – je suis dans l’anticipation de la joie à venir. Je sais pourquoi je me lève le matin, c’est un moteur dans ma vie.

Ce qui nous permet de trouver notre voie, d’être dans notre axe, c’est le plaisir que nous vivons.

Si je ne suis que dans de l’effort, alors je peux être sûr de m’être trompé.

Dans notre intimité, lorsque notre vie est régie par la contrainte, le devoir, nous sommes en difficulté pour aller vers le plaisir, nous ne savons plus ce que c’est. Par exemple, les femmes qui vivent le devoir conjugal sont plus dans « faire plaisir » que « se faire plaisir ». Mais si elles étaient convaincues que le plaisir peut être partagé, alors elles pourraient envisager la relation sexuelle différemment. En se mettant en mouvement pour vivre du plaisir.

Dans ce cas, une réaction de l’homme pour encourager sa femme pourrait être : « Si tu n’embarques pas, alors moi non plus. Je préfère renoncer à mon plaisir plutôt que le vivre sans toi. » C’est un vrai cadeau pour la femme ! Elle va avoir envie de se mobiliser, de prendre les moyens pour aller sur ce chemin elle aussi.

C’est source de grandes joies, de grands bonheurs. Ce n’est pas la cerise sur le gâteau, c’est le gâteau lui-même !

 

Faire effort ou me faire plaisir Marie BAREAUD
Alex Loup

 

 

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