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Mon corps, ennemi ou allié ?

Mon corps, ennemi ou allié ?
(c) Olenka Kotyk

« Bonne année et surtout, bonne santé ! » Ces vœux entendus autour du nouvel an peuvent prêter à sourire tant que nous n’avons pas eu d’ennuis de santé, tant que nous n’avons pas fait l’expérience, parfois douloureuse, que nous ne sommes rien sans notre corps.

 

« Au secours, mon corps me lâche ! »

Notre corps serait-il notre ennemi ? C’est souvent comme cela qu’il nous est présenté avec les injonctions d’être mince, athlétique, séduisant(e)… et que nous finissons par le ressentir : « il » a pris du poids, je dois faire un régime, « il » est malade, je dois rester au lit… Il est alors vécu comme une partie de moi sur laquelle je ne peux pas vraiment compter, notamment dans le domaine de la sexualité. J’entends les personnes qui souffrent de dyspareunie, vaginismeimpuissance ou anéjaculation, me dire : « j’ai du désir mais mon corps ne suit pas ! »

Pourtant, comme le dit Alice Miller, notre corps ne ment jamais.

Les messages qu’il nous délivre sont donc à entendre ! Et le plus tôt est le mieux, parce que coûte que coûte, ils sont répétés jusqu’à être pris en compte. C’est dommage de souffrir de vaginisme après avoir fait la sourde oreille aux douleurs vécues lors des rapports sexuels… Ou de me priver de toute relation sexuelle par peur de ne pas assurer jusqu’au bout…

Si une difficulté s’installe de manière répétée, que puis-je faire ?

  • Avoir comme postulat de base que mon corps est mon allié ! Fidèlement, il traduit dans la matière ce que je vis, mes émotions, mes aspirations, mes doutes, mes inquiétudes, mes intuitions… Il est un garde-fou qui m’encourage à me respecter et à vivre de mes talents, charismes…
  • Lorsqu’un message m’est renvoyé encore et encore, je peux me poser la question de ce que je pourrais mettre en place pour améliorer la situation. Soit j’ai besoin d’un coup de pouce pour traverser une difficulté passagère : un médicament, un soin particulier, une information sur la façon dont je fonctionne, une séance chez un praticien, etc. Soit la situation perdure et…
  • je peux m’interroger plus largement sur ce qui ne me convient pas dans la vie que je mène aujourd’hui : vie professionnelle, amicale, conjugale, familiale… Ai-je peur de quelque chose ? Est-ce que je m’ennuie ? Où en suis-je de mes aspirations profondes ? Que souhaite-je avoir vécu à 99 ans ?

 

Parfois, il ne faut vraiment pas grand chose. Un patient a traité son impuissance en une séance ; il avait simplement besoin d’une information sur la manière dont il fonctionnait. De même, un bon lubrifiant comme l’huile d’onagre peut aider une femme qui entre en ménopause à vivre les changements liés à cette période de transition.

En revanche, lorsque la difficulté se prolonge, le plus souvent, nous n’avons pas envie d’entendre, pas envie de remettre en cause ce que nous vivons. Ce n’est pas confortable. Cela nous renvoie à notre finitude, au fait que nous sommes mortels. Evidemment, nous n’avons pas très envie d’y penser ; le plus tard sera le mieux ! Malgré tout, y penser de temps en temps nous permet de vivre notre vie avec plus d’intensité, en mettant en œuvre ce qui nous tient vraiment à cœur.

 

Est-ce qu’être heureux est confortable ?

Je n’en suis pas sûre ! Notre corps nous invite instamment au bonheur ! Soit je suis dans mon axe et je m’épanouis jusque dans mon corps. Soit je n’y suis pas et mon corps me le dit, jusqu’à ce que je l’entende. Si je suis convaincu(e) que mon corps est un allié, alors je sais que ma difficulté n’est pas un coup bas mais une invitation à résoudre quelque chose pour aller plus loin.

Mon corps, ennemi ou allié ?
(c) Olenka Kotyk

Notre sexualité est symptomatique de ce que nous vivons plus largement dans notre vie. C’est parfois dérangeant, voire contrariant, mais c’est surtout fabuleux ! Ma sexualité m’invite à être toujours plus la femme ou l’homme que je suis profondément, en vérité avec moi-même.

C’est encore grâce à mon corps, trait d’union entre la terre et le ciel, que je vais pouvoir être en lien avec l’énergie terrestre, qui fait grandir, aller de l’avant, et l’énergie du ciel qui invite à l’intuition, à la relation avec plus grand que soi (Dieu, l’univers…)

 

C’est quand même fort, non ? Qu’en pensez-vous ? Quelle est votre expérience ?

 

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